Et bien, maintenant je peux le confirmer, cependant, pour ce qui est de la lueure blanche au bout du tunnel, se ne sont que des fabulations, ne les croyez pas, ils ont tout inventé.
Mais je ne pensais pas que je ressentirais une telle sensation, je n'ai jamais vraiment pensé à la mort, c'était pour moi quelques chose qui ne me concernait pas, ou du moins, pas encore, cependant j'ai toujours eu peur de veillir, et de me voir me dégrader à petit feu, au moins, le seul point positif de toute cette histoire c'est que je ne serais jamais spectatrice de ma propre vieillesse.
Certains disent que mourrir est éprouvant, je ne suis pas vraiment d'accord, après tout, planer n'a rien douloureux. Je reconnais tout de même que ce sentiment est étrange, on à plutôt l'impréssion d'être au cinéma devant le film de sa vie, mais bizarrement rien ne nous inquiète, on se sent leger tout en sachant que l'on ne reverra plus les héros de ce long métrage, on ne sait d'ailleurs même plus qui ils sont.
Sur les images, je me revoyais jeune, lors de mon entrée au lycée, puis les années défilèrent ... je descendais de l'avion qui m'emmenait en Allemagne. Ma première année au côté de quatres garçons venaient de s'écouler devant mes yeux, suivit de nombreuses tournées auxquelles les quatres jeunes étaient toujours présent, mon arrivée au Japon, mes 27 ans, des visages familiers défilaient ... mais je n'arrivais pas à retrouver leur identité qui s'était volatilisée de mon esprit anesthésié.
Soudain, un des personnages reteint plus mon attention que les autres, une cheveulure noir fixait la caméra, mais j'avais la drôle d'impréssion que s'était moi qu'il regardait à travers la toile ... je me retournai, j'étais seule dans l'immense salle, tous les sièges d'un rouge bordeau étaient vides ... de toute façon qui aurait pu entrer, il n'y avait aucune porte. Je reportai mon regard vers l'étrange personnage, il restait toujours immobile, les yeux braqués sur moi ... mon esprit bouillonait, cherchant à identifier cette sensation familière qui m'enveloppait ... intimidée, je le détaillais discrètement ... ses traits étaient fins, et le maquillage cernant ses yeux noirs m'intriguaient, son corps n'avait en rien celui d'une fille pourtant le doute planait ... l'androgyne me fixait, à mon tour je le contemplais, son buste fin se soulevait doucement au rythme de sa respiration, mes prunelles plongèrent dans les siennes, elles semblaient vouloir me dire quelque chose, comme si elles allaient me rendre ma mémoire volée, soudain un voix l'appela, Bill.
J'eu un sursaut, tout me revint, sa voix, son odeur, lui, nous.
L'écran devint alors noir, il me regarda tristement avant de se fondre peu à peu dans le fond de la toile, le regard mort. Je l'appelais, le suppliant de ne pas disparaître, il leva douloureusement les yeux vers moi puis il s'effaça sans un bruit ...
Je me retrouvai seule dans l'obscurité, un cliquetis résonna au loin, annonçant la fin du film puis le silence retomba ... les battements de mon coeur retentirent, mais leur son devint de plus en plus faible, ralentissant à chaque seconde, puis, plus rien ... prenant peur je tentai de crier, aucun cris ne sortit, j'avais l'impréssion d'être écrasé par le vide qui faisait préssion sur ma tête, dans un état second je tentais de me dégager du siège, mais impossible.
Soudain une atroce douleur me sortit de ma transe, des sons voilés me parvinrent ... je n'arrivais pas à ouvrir les yeux ... malgrè mon état je sentais qu'on me transportait, un bruit lointain, comme une sirène, revenait toujours au même rythme, des accous me permirent de vérifier mon hypothèse, je n'étais pas encore enterrée ...
Ils avaient raison en faite, la mort est douloureuse, conclu-je étonnée, je priais alors que tout se termine au plus vite, de toute façon c'était notre lot commun à tous, il fallait bien y passer un jour ... mais je ne comprenais toujours pas pourquoi je souffrais autant, rapidement je tentai d'établir le bilan de mes fautes ...
Je n'ai jamais tué personne, du moins à ce que je saches, ils pourraient quand même être plus tolérant !
Pour la seconde fois une effroyable souffrance réveilla alors mes sens engourdis , je laissai échapper un cri, et à ce moment là je sentis que toute l'agitation autour de moi se stoppa nette avant de s'affairer encore plus rapidement.
J'avais mal et ils ne faisaient rien, je tentais de me débattre pour leur dire de m'aider, mais mon corps refusa de bouger, paralysé par une cause inconnue ... je ne savais pas d'où venait ma douleur, mais l'impréssion d'avoir des glaçons gelés sur tout le corps était bien là, brûlant ma peau jusqu'aux os.
Je tentais tant bien que mal d'ouvrir les yeux, mais tout ce que je pus discerner à travers les larmes de mes paupière paratiquement closes fut des ombres se mouvant autour de moi.
Seul une restait immobile, je tourna la tête vers elle pour mieux la voir, malgrè ma vision trouble je reconnue la cheveulure ébène, qui à la lumière avait cette couleur terne de teinture artificiel. Mes paupières pesaient tellement lourd, je luttais pour garder les yeux mis-clos de peur qu'il ne disparaîsse à nouveau ...
Je le distinguer parler à des gens autour de moi, bien que je ne perçevait qu'un brouaha les accents anéantis teintant sa voix étaient perceptibles ... Moi aussi étais-je censée être triste, inquiète, térrifiée ?
A ce moment là, aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne craignais que deux choses, premièrement, j'étais horrifié à l'idée de ne pas mourrir dans un futur proche, et deuxièmement, je ne voulais pas que la chevelure ébène ne disparaîsse encore une fois.
Je sentis alors une force m'entraîner légèrement vers l'arrière, puis une petite secousse et des racassements lui succèrèrent.
Au fur et à mesure que le temps passait, ma douleur s'intensifiait, mais qu'ai-je bien pu faire pour mériter ça ? Pourquoi n'ai-je pas le droit de mourrir tout de suite ?!
Tout ceci est injuste ! hurlais-je dans ma tête avant du hurler pour de bon alors que je me consummais sous la brûlure du froid.
Mais cette fois si fut différente, je réussis à ouvrir les yeux et reprendre toutes mes sensations engourdies. Paniquée par ce revirement de situation je me débattis, puisant le peu d'énergie qu'il me restait, quelque chose me gêné, enfoncé dans ma gorge ...
... : Empêchez la de bouger ! lança quelqu'un
Je cherchais dans tous les sens un repère, mais mise à part un lumière aveuglante, et un drap bleu devant mon corps je ne vis rien.
A ce moment là, deux mains coincèrent ma tête dans leur étaux et un visage apparut ... je le reconnu immédiatement, c'était celui de Bill, il n'avait pas disparu. Instantanément je cessai de bouger, ses prunelles noires, sans maquillage, entrèrent dans les miennes.
Il m'appelait, je voulu lui répondre mais la chose dans ma gorge m'en empêcha.
Il me demandais de ne pas recommencer à bouger, de rester tranquille, obéissant de peur qu'il parte, je scrutai ses yeux à travers les larmes des miens ...
A mon instar il semblait térrifié, je retrouvai la tristesse du regard qu'il m'avait lancé dans la salle obscure ... les secondes, les minutes, les heures ? passèrent, je n'avais plus aucune notion du temps qui à ce moment n'existait plus.
Un goutte qu'il s'empressa d'essuyer avec son pouce tomba sur ma joue ... ses lèvres bougeaint doucement, mais je ne distinguais plus ce qu'elles me disaient ... j'entendis seulement un ultrasson lointain avant de voir Bill lever brusquement la tête vers quelque chose que je ne voyais pas, il cria sur elle avant de retourner son visage meutri vers moi ... il me parlait, ses yeux plissés par le chagrin me suppliant, mais je n'entendais plus rien, la douleur s'estompa petit à petit ... puis mes yeux se refermèrent doucement ...
J'émergeais peu à peu, une lumière immaculée filtrait à travers mes paupières closes, étais-je enfin morte ? Non, impossible , mes membres étaient tout engourdis et le moindre mouvement me faisait souffrir, la mort ne pouvait décidement pas être aussi douloureuse ... Enervée, je pestai intérieurement, pourquoi ? pourquoi devais-je ainsi être torturée ?!
Je réussis alors enfin à entre-ouvrir les yeux ... Une fois ma vue adapté à la lumière, la première chose que je vis fut une affiche en langue française. Mes yeux se posèrent alors sur mes bras bandés de tissus blancs, à la fenêtre j'aperçu la Tour Eiffel ... Une odeur bizarre flottait autour de moi, une odeur d'air aseptisé que je reconnue immédiatement, beurk, pensais-je. J'ai toujours trouvé que les hôpitaux empestaient, soudain la porte s'ouvrit, lorsque je tourna la tête le plus lentement possible, il se stoppa net. Bill me regardais sans bruit, il s'approcha de moi ...
Iris: Pourquoi es t-on en France ? réussis-je à articuler
Bill: Tu as mal quelque part ? Ne te force pas à parler, je vais aller chercher l'infermière.
Iris: Pourquoi es t-on en France, pourquoi je ressemble à une momie ? répétais-je
Bill: Tu ne te souviens de rien ?
Iris: Non ...
Bill: Les médecins m'on prévenue que tu pourrais avoir une petite perte de mémoire. Ca devrais revenir dans quelques heures.
Iris: Qu'est ce qu'il s'est passé, demandais sans prêter attention à ce qu'il venait de me dire.
Il me regarda d'un air triste ...
Bill: Il y a cinq jours, on a eu un accident.
Iris: Comment ça ? m'alarmais-je
Bill: Nous étions en route pour ton ... enfin avec Crew, et des paparazzis nous ont poursuivis en voiture avant de nous rentrer dedans de ton côté de la voiture.
Iris: Tu n'as rien eu ?!
Bill: Non, rassure toi, que des blessures superficielles.
Iris: Et les autres ?! m'affolais-je
Bill: Ils vont tous bien, nous n'étions que trois dans la voiture, dit il d'une voix neutre, comme si il voulait éviter un sujet épineux.
Ils vont tous bien me répétais-je.
Un peu rassuré, je posa non sans mal ma main sur mon ventre ... Et là, quelque chose me revint en tête, je regardai autour de moi, rien ... Tout me redevint clair, la raison de notre présence en France, ce qui avait attiré les paparazzis, où nous nous rendions lorsque ... alarmé je levai mes yeux vers Bill.
Bill: Ils n'ont pu en sauver qu'un ... sa voix se brisa.
Je laissai ma tête tomber lourdement sur mon oreiller sentant l'hôpital ... des larmes roulèrents sur mes joues ... fixant le plafond je refusais de penser à ce qu'il venait de me dire ... mon ventre me brûlait, creusant un immence vide en moi. Bill posa doucement sa main sur la mienne ...
On frappa alors à la porte, une infermière entra poussant un petit lit devant elle. Lorsqu'elle vit que j'étais réveillée, elle le déposa sur le côté et voulu s'approcher de moi afin de m'osculter, mais Bill lui fit non de la tête, comprenant immédiatement, elle s'éclipsa sans bruit.
Voyant que j'observais ce qu'elle venait de rammener, il s'approcha du petit lit et en sortit une petite tête aux cheveux clair.
Bill: Tu veux le voir ?
Je le regardais sans pouvoir empêcher mes larmes de couler, Bill s'approcha de moi, tenant le nourrisson dans ses bras, ne pouvant pas faire un geste j'observais la petite chose.
Le petit garçon ouvrit alors ses minuscules petits yeux sombre vers moi ...
Rendez vous dans quelques
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